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J’ai un tas de trucs monstrueux à vous dire et à vous montrer mais comme vous avez commencé à le comprendre, je fais tout un bric-à-brac de trucs pendant la journée (il me manque chaque jour au moins 10h aaaah) et cela nous tient parfois un peu éloignées.

Bref, je ne vais pas vous la faire en trois langues mais je ne suis pas partie, je suis bien là, je suis en shopping c’est tout (ahah elle est tellement drôle) (mais c’est mon job après tout que d’être personal shopper, styliste personnelle ou styliste tout court) (mais quand même !)

J’avais envie de vous parler de la crise politique du moment, mais je vais me retenir.

Puis de le journée de la femme…

J’avoue, en ce moment, je suis assez emballée par les prises de position des stars américaines (« Trumpy » les obligeant), il y a un vrai courant de conscience sur l’inégalité homme-femme, telle que la campagne d’Iggy Pop vêtu d’une robe « I’m not ashamed to dress like a woman because I don’t think it’s shameful to be a woman » ou le #HeForShe d’Emma Watson (googlisez héhé).

À propos de la délicate affaire de défendre les droits des femmes quand on en est une justement ; plus suspect que le mâle qui hurle à l’inégalité des sexes (même si on n’est pas contre hein), la personne de sexe féminin qui s’interroge sur la représentation des seins, des entre-jambes, des os, des regards langoureux et de la nudité dans la société. Personnellement, je suis à prendre avec des pincettes car je déteste qu’on me remise dans un enclos pour cause d’être une fille. J’adore être une femme mais je ne vois pas en quoi ça devrait m’obliger à tenir un discours en particulier ou à accomplir certaines tâches plus que d’autres.

Mais en toute franchise, je ne sais trop que penser de cette journée…. Je trouve assez dingue qu’une telle journée existe encore en 2017, c’est bien la preuve que certains Messieurs (et femmes !) ont encore et encore et encore merdé. J’ai lu hier quelque part sur internet « ma grand-mère bossait pour manger, ma mère pour s’émanciper et moi pour kiffer ». Pour ma part c’est bien intégré et cela raisonne avec le souvenir d’une femme que j’aurais pu considérer comme ma mère et que j’ai toujours entendu me dire de ne jamais dépendre d’un homme.

Liberté, Égalité (ça dépend), Fraternité. 40 ans….

Allez, on chevauche sa grosse bécane et on file à 100 à l’heure (hommes et femmes) (boyzzz and girlss), vers l’avenir de la pompe. La boots noire.

La black boots theory.

Aaah on en fait des tartines sur la petite robe noire (moi la première). Mais les boots noires alors ?

J’en ai une collection exhaustive  avec laquelle je peux vivre en autarcie de septembre à juin. Des cuissardes, encore des cuissardes (oui j’aime ça !), des compensés, des boots de biker, des docs, des bottes cloutées, des boots pointues, des modèles étranges, des plus classiques.

J’ai une théorie sur les bottes/boots noires, c’est qu’aussi universelles ou originales soient-elles, ce sont les chaussures qui racontent le plus qui on est.
Qui on est au quotidien, au long cours, contrairement à la paire de talons vertigineux qu’on a toutes dans notre placard.

Aaah ces rutilantes boots qui servent de faire-valoir en temps de gris pourri parisien, de shopping et de ses marches de 10 km quotidienne.

Racées et sobres à la fois.

Le dada des filles de la grande ville. La quintessence du style français, celui qu’on pointe du doigt de l’extérieur (du pays) et qu’on cherche à comprendre, nous, qui sommes à l’intérieur.

On nous rabâche les oreilles, la Française, la Parisienne…

On a fini par comprendre qu’elle (c’est à dire nous en fait) (héhé) (oh ça va hein, on peut bien se la péter un peu) ne se coiffait pas vraiment, prônait le (faux) naturel : l’effortless, qu’elle mettait des jeans et des t-shirt et des vestes de costume, qu’elle fumait, qu’elle était un peu oléolé au niveau du civisme…

Se reconnaîtra qui veut.

Mais ses pompes alors ?

La Parisienne se chausse comme elle fait le reste. Pas trop d’efforts, donc pas des masses de talon, des lignes simples mais acérées, du noir ou du sombre (bah oui sinon on ne serait pas une « vraie » parisienne) (et sinon (encore oui), c’est direct à la case léopard).

La Parisienne est restée au stade de la frivolité qui ne s’assume pas. Pas trop de fioritures, on risquerait de penser qu’elle a passé les trois premières heures de sa journée à imaginer sa tenue. Et ça, en France, ça fait très mauvais genre. On n’a pas le temps. On a des choses plus sérieuses à faire.

Ce degré de communion où les boots se sont façonnées sur soi, épousant au fil des journées passées ensemble tous tes contours secrets.

On peut les acheter un peu grandes, accentuant sans le savoir leur côté « dégaine », parce que les porter en traînant délicieusement la savate et en cliquetant comme Calamity Jane, avec des semelles et sans qu’elles ne fassent jamais fait mal aux pieds. The luxe ultime Maaadame

Allez j’enfile mes « motarde » de Dijon (oui, il fallait la trouver celle-là) et à la semaine prochaine !

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